A peine le bonheur me traverse l'esprit que tout vient troubler cette espérance de paix. Je me rends compte de plus en plus a quel point il faut être méchant, lâche, hypocrite, égoïste et malin pour survivre dans cette société. Au moins un minimum. Sans quoi on ne semble pas vraiment exister, on se sent seul, un peu écarté. C'est une réalité a laquelle, je crois je m'étais efforcée de me cacher, sous peine d'être trop dégoûtée de ce monde ou on se demande toujours quel est le vrai du faux. Qui sont vraiment les gens que l'on croit connaitre. Qui sont celles ci que nous ne connaissons pas. Nous connaissons-nous déjà nous-mêmes ? Vraiment je suis dépitée de voir un peu plus chaque jour a quel point cette vie est une jungle dans laquelle nous vivons tous et ou nous nous efforçons tous de survivre un peu plus chaque jour. Et dans une jungle, on ne peut vraiment compter que sur soi-même, car seuls les plus forts, les plus malins, les plus hypocrites survivent. Finalement, on vit juste pour soi, malgré ce que l'on dit. Et a mon plus grand désespoir, je suis forcée de croire ce que La Rochefoucauld a dit, il y a plusieurs centaines d'année : Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.Bien sur cette phrase comporte quelques exceptions, mais reste la plupart du temps, encore très réaliste. Comme quoi, les temps ne changeront jamais vraiment...